SAFARI EN TANZANIE EN 2005 : 1ère partie

De Montréal au Lac Eyasi 

Quelques personnes m’ont demandé des informations sur le safari que Marie et moi avons vécu en Tanzanie en 2005.  Évidemment, après près de 7 ans, certains détails se sont estompés.  Mais beaucoup de souvenirs demeurent très forts, et ainsi vous aurez l’avantage d’un compte-rendu plus concis. 

Même après avoir entendu plusieurs témoignages de personnes qui ont fait de tels safaris, je demeure persuadé que nous avons vécu quelque chose d’un peu exceptionnel.  Ce safari était ma première expérience avec une Nikon réflex numérique; j’ai pris des milliers de photos, mais je vous en montrerai que quelques-unes particulièrement représentatives pour chaque étape.  Si à l’époque la caméra était quasi-professionnelle, le photographe  ne l’était pas et apprenait lentement de ses erreurs; mais les sujets ont compensé en grande partie cette déficience.

PRÉPARATION 

Nous avons organisé nous-mêmes notre safari par Internet, mais en nous référant simultanément à des guides du type Lonely Planet.  Nous avons d’abord choisi la Tanzanie, car les plus beaux parcs y sont et que, moins développée que le Kenya voisin, les prix y semblaient un peu plus abordables. Le nom Tanzanie vient de la conjonction de Tanganyika (le lac du même nom) et Zanzibar (l’île), lorsque ces deux pays se sont fusionnés.

Il est important de décider du type de safari : en groupe, seuls, dans des camps, des hôtels 5 étoiles, des tentes, sur un long parcours (plusieurs pays), dans des parcs, pour les paysages, les animaux, les oiseaux, les villages et les gens, durée, etc…  Nous avons choisi de nous concentrer sur la Tanzanie, seuls avec un guide, en camping sous la tente démontable et non dans des campements pemanents, et nous avons aussi choisi d’y aller au début de la grande migration animale du Serengeti vers le Kenya.  Par contre, nous avons choisi aussi de visiter quelques villages avec notre safari, nous réservant d’en voir d’autres par nous-mêmes par la suite.

Nous avons finalement opté pour Roy Safaris, une compagnie qui existait depuis de nombreuses années selon Lonely Planet et qui donnait de nombreux détails sur son site WEB; il est important d’être vigilants, car il existe de nombreux sites WEB proposant des safaris mirobolants à des prix incroyablement bas, mais qui apparaissent et disparaissent à toutes les semaines, le temps de recevoir vos paiements par carte de crédit et de se défiler.  Roy Safaris existant depuis de nombreuses années et son adresse WEB correspondant parfaitement à celle donnée par le Lonely Planet, nous avons alors pu nous engager de façon sécuritaire.  Évidemment, nous avons défrayé nous-mêmes le transport Montréal-Nairobi et retour par British Airways; pas de grands spéciaux en juillet !

En 2005, pour 2 600$US par personne (alors 3 200$CAN), nous étions reçus à l’aéroport de Nairobi (Kenya), hébergés au Hilton pour une nuit, transportés en minibus à Arusha (Tanzani) le lendemain où nous couchions un soir à l’hôtel et partions ensuite pour 13 jours en safari dans les grands parcs. Pour ce prix, nous avions droit à une camionnette Toyota Land Cruiser à toit ouvrant, à un chauffeur-guide (James, guide professionnel avec une formation équivalente à un DEC en tourisme) et un cuisinier- homme à tout faire (Dowdy).  Nous n’étions que Marie et moi avec notre guide et notre cuisinier.  Évidemment, on peut organiser un tel safari à 4 ou 6 personnes et réduire ainsi les prix « per capita ».  Mais nous n’avons pas cherché de compagnons, d’autant plus qu’après le safari nous voulions continuer par nous-mêmes à voyager en Tanzanie jusqu’à Zanzibar dans l’océan indien.

Les repas sont inclus et nous devons cependant payer en plus pour les bouteilles d’eau potable (très peu dispendieuses) excédant 1 litre par personne par jour, l’alcool (dont évidemment nous nous sommes exempté) et de petites gâteries non sensibles à la chaleur, car nous n’avions pas de réfrigérateur.  Sans être gastronomique, la bouffe était très acceptable. Nous couchions sous la tente et fournissions notre sac de couchage.  Il y avait une douche portable dont Dowdy remplissait le réservoir à tous les soirs avec de l’eau chaude: un luxe inestimable.  Pour les toilettes, nous utilisions celles des camps ou en brousse et là, il ne faut pas trop être « difficiles » : avis aux âmes nez sensibles !

ARUSHA

Arusha est la capitale du nord de la Tanzanie : c’est une grande ville selon les normes africaines, assez moderne, tout en n’ayant aucun point commun avec une mégalopole comme Nairobi.  C’est à Arusha que se situe le tribunal pénal international pour les crimes du génocide au Rwanda voisin; nous avons d’ailleurs assisté à une séance à notre retour du safari.

Dominée par le Mont Arusha, le deuxième plus élevé de Tanzanie après le Kilimandjaro, Arusha est une ville au climat agréable compte tenu de son altitude qui diminue la chaleur autrement équatoriale.  A notre arrivée, nous n’y passerons qu’une nuit pour nous remettre un peu du décalage et des longs vols totalisant 16 heures entre Montréal, Londres et Nairobi.  Nous y séjournerons une couple de jours à la fin du safari, mais ce n’est pas le propos de ce blog.

PARC DU LAC MANYARA

A notre première journée de safari, après avoir fait connaissance avec James et Dowdy et complété les provisions pour la première moitié du voyage, nous partons pour le Parc national du lac Manyara.  En route, excités, nous ferons arrêter la camionnette pour contempler une autruche : deux semaines plus tard, nous rirons de ce fait, car les autruches, il y en a une et une autre…  Mais polis, James et Dowdy n’ont pas fait de commentaire, même s’ils devaient penser de nous ce que nous pensons des européens qui s’extasient devant nos écureuils !

Nous camperons les deux premiers soirs dans un camping dont nous sommes les seuls résidents; juché sur une montagne dominant la grande faille du rift africain, la vue y était magnifique.  Et un peu impressionnant de camper à côté d’une termitière de cinq pieds de haut !  Au loin, nous pouvions  contempler avec des jumelles un groupe de girafes qui broutaient…  Le bonheur !…

Nous effectuerons plusieurs excursions dans le parc, à différents moments de la journée.  Éléphants, hippopotames, girafes, phacochères, iguanes, buffles, lions, nous étions rapidement initiés à la faune africaine.  Le parc était pratiquement désert à part nous, et nous avons eu la joie d’y contempler de très près ces grands éléphants africains.  Déjà, après deux jours, nous étions imprégnés de ce safari…

LAC EYASI

Sauf les oiseaux et les singes chapardeurs, notre arrêt au lac Eyasi n’avait pas pour but de contempler la faune.  Mais c’est là que nous avons commencé à comprendre que beaucoup de personnes ne font de tels safaris que pour voir la faune ailée; les oiseaux d’Afrique sont merveilleux, différents, colorés et très nombreux. 

Nous allions cependant au Lac Eyasi pour visiter une des dernières tribus nomades d’Afrique, les Hazabe.  Levés avant l’aube, nous nous joignons à un couple de jeunes belges flamands et suivons un guide spécialisé qui nous introduit auprès d’un petit clan.  Il faut dire que ce guide semblait vouer une très grande affection à ces nomades si vulnérables.

Mais, la misère…  Il faut savoir que même si nous sommes près de l’équateur, les nuits peuvent être fraîches à deux mille mètres d’altitude.  Et ils n’ont pas d’abri; ils vivent et couchent sous les étoiles et se nourrissent de plantes et de racines sauvages, et quelquefois de gibier s’ils sont chanceux, et ce même lorsqu’ils sont malades ou très vieux.  Il n’y avait pas d’enfants, car ces derniers avaient dû être traités pour une maladie à l’hôpital; les enfants ne voulaient pas revenir auprès de leurs parents, car  ils avaient toujours froid et faim et les parents étaient intoxiqués en permanence par les substances hallucinogènes qu’ils consommaient sans cesse, probablement pour oublier la petite misère quotidienne qu’ils vivaient. 

Même si je crois dans la richesse de la diversité culturelle, je ne suis pas certain que la disparition de ce mode de vie sera une perte pour l’humanité.  Trop, c’est trop…

Pour les photos de cette première partie du safari, cliquez sur ce lien:

Photos de la première partie du safari

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