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J’avais oublié lors de la précédente chronique de vous situer géographiquement parrapport à notre itinéraire. J’avais déjà situé notre trajet du Nord de Luzon, mais voici les différents trajets parmi les iles. En avion,de Manille à Dumaguete sur l’ile de Negros, et ensuite un petit traversier vers Siquijor. Puis en bateau de Dumaguete à Bohol(Pulong) où nous avons voyagé en automobile. Ensuite à Cebu par bateau. De Cebu, un vol vers Boracay et plus tard un autre vol vers El Nido (Palawan). Un aller-retour en voiture vers Puerto Princessa et un traversier vers Coron. On reprend l’avion pour Manille et on fait en voiture et en traversier l’aller-retour Puerto-Galera (Mindoro). Sauf le retour Puerto Galera-Manille, tout est organisé par notre agence et compris dans le prix de départ. On essaie de vieillir doucement, car négocier des taxis en Asie n’est pas très reposant… Les « touts » sont omniprésents…même quelques fois aux Philippines.
EL NIDO (PALAWAN)
El Nido et Puerto Princesa sont sur l’ile de Palawan qui elle-même fait partie de la plus vaste « province » de Palawan. Nous ne faisons que passer à travers le centre de la ville niché dans un nid entouré de pics
karstiques . Notre
hôtel moderne est comme bien souvent situé au fond d’une ruelle quelconque. Mais dès la réception nous avons devant nous un mur complètement vitré qui nous donne l’impression de contempler la baie de Ha Long. Moins de pics karstiques, mais souvent beaucoup plus hauts et dont les sommets disparaissent sous la brume et les nuages en ce jour pluvieux. D’ailleurs, la pluie et la brume marqueront ce séjour pour la seule fois de notre périple, sauf dans le nord à Sagada et Banaue.
Pendant tout notre séjour ici nous nous demanderons pourquoi nous n’avons jamais
entendu parler de tels paysages alors que ceux du Vietnam (baie de Ha Long, Nin Binh) et de Chine (Rivière Li) sont universellement publicisés. Mais nous profitons du fait que même s’il y a des touristes, ce ne sont pas les hordes des lieux précités. Et peut-être que la concentration de pics est un peu moins évidente..
Mais c’est une aventure que de se rendre au bateau d’excursion et nous mouillons les pantalons ou shorts que nous avons enfilés par-dessus nos maillots. Et en plus, il
faut que l’équipage sorte le bateau de la rade malgré tous les balanciers
enchevêtrés. Nous avons un bateau pouvant contenir une vingtaine de personnes pour nous seuls, avec trois membres d’équipage et un guide qui nous guidera jusque dans nos plongées en apnée. La première journée nous faisons une baignade sur
une belle plage retirée sur une île et deux plongées dont la première nous a révélé une myriade de petits poissons de toutes les couleurs, et la deuxième surtout de beaux coraux. Et nous avons fait du kayak dans ce qu’ils nomment un « Big Lagoon »,mais qui nous faisait plus l’effet d’un petit fjord. Magnifique cependant avec même sur le site un tunnel avec entrée et sortie distinctes.
La température jusqu’ici assez clémente nous a servi des pluies torrentielles samedi
soir, nous forçant à demeurer à notre hôtel. En ce dimanche, très peu de touristes mais du temps incertain.
Après une quelques visites de plages et îlots, un belle plongée sur un récif de corail magnifique avec des poissons très diversifiés. Et comme hier le lunch froid sur
le bateau (avec ce qui ressemblait aux restes de ce que nous n’avions pas mangé la veille !)… Puis la pluie ayant débuté, nous avons demandé de terminer l’activité de ce jour et de retourner au port. Et le déluge nous est tombé dessus en route; nous ne sommes pas réellement protégés de la pluie sur ce bateau, pas plus que les membres de l’équipage d’ailleurs. Mais les paysages de ces îles karstiques demeurent toujours époustouflants.
Le lendemain, un avertissement d’orages violents en avant-midi annulera la sortie
prévue qui devait nous réserver la meilleure plongée en apnée du coin. Mais Marie étant fatiguée et moi très enrhumé, nous n’avons pas insisté. Une journée de farniente à l’hôtel…
Nicole G. me faisait remarquer que mes compte-rendus parlaient beaucoup des lieux paysages, de la plage et des activités nautiques, mais peu de l’etnique ou culturel. Ce
fut le problème lorsque j’ai voulu organiser ce voyage, car tout tourne autour de la plage et de la plongée. J’ai du faire organiser sur mesure notre périple du Nord de Luzon à Vigan, Sagada et Banaue, car les tours préorganisés n’existent pas. Mais j’avoue qu’ici à El Nido, le paysage vaut le
coup et le coût. Et plus tard, nous pourrons rencontrer des personnes des peuples indigènes. Les Philippines sont un petit pays finalement de 300,400 kilomètres2 peuplé de plus 110,000,000 habitants. Il y des gens, des villages et des habitations de toutes sortes partout. Les gens sont particulièrement gentils et ils n’ont pas la réserve des vietnamiens ou l’exhubérance ou l’impatience italienne ou chinoise. Peu de klaxons , mais pas d’engueulades non plus. Il n’y a pas un type physique particulier, mais un mélange asiatique et européen.
PUERTO PRINCESA (PALAWAN)
Et puis 4 heures de voiture vers Puerto Princesa et la rivière souterraine. Nous voulions en route visiter Batak, un village tribal renommé. Malheureusement, la région a été complètement dévastée par le gros typhon de l’automne dernier. Nous n’irons pas jouer aux spectateurs de désastres…
Nous partons de bon matin en Van pour douze, mais réservée aux deux VIP que nous
sommes. Nous parcourons en 5 heures 280 kilomètres d’une route tortueuse. Nous logeons dans un gros hôtel en pleine ville, mais confortable. L’après-midi fût consacré à une visite culturelle de la ville avec une guide sympathique et intéressante, Eden. Après la visite de
monuments, église et parc, elle nous a dispensé de la visite de la ferme de crocodiles comme nous l’avions demandé. Mais même si nous avions demandé d’être aussi exemptés du Butterfly Garden, elle a insisté en nous disant qu’il y avait beaucoup plus que les papillons. En effet, il y avait la reconstruction d’un village Batak avec des gens qui y vivaient et la démonstration de certains outil et instruments dé musique traditionnels. Agréable et instructif, même s’il y a de moins en moins de gens qui demeurent dans ces villages traditionnels.
Puis ce fût la surprise, la coordonnatrice « en ligne » de notre voyage, Ali, qui réside à Puerto Princesa, nous avait réservé une place et un menu choisi par elle dans un très joli restaurant local, le Kalui. Et c’était une gracieuseté pour compenser l’hôtel moderne mais ennuyant de Banaue. Le repas fût le meilleur que nous ayons pris aux Philippines, et c’était de la cuisine philippine de fruits de mer. Ali est notre ange gardien depuis le début de notre voyage ; elle répond rapidement et gentiment à nos demandes et questionnements.
Le lendemain, nous allons visiter le Parc de la rivière souterraine, merveille naturelle de l’UNESCO et raison du tourisme à Puerto Princesa mais qui est situé sur une petite ile.. Le parc avait été
fermé depuis quelques jours à cause des vents qui rendaient peu sécuritaire la navigation pour se rendre à cet endroit. Malheureusement, en route nous apprenons une nouvelle fermeture et nous
nous dirigeons plutôt vers la visite d’îles dans une baie. Déception…. Mais ouf !, au moment où nore guide achète les billets de cette visite, elle
apprend par son téléphone que le Parc de la Rivière Souterraine vient de rouvrir. Connue, elle réussi à se faire rembourser l’excursion dans la baie et nous partons en vitesse pour le Parc, car deux gros navires de croisières sont dans les parages, et souvent ils emmènent tellement de touristes qu’il n’y a plus de place pour les autres dans les petites embarcations qui vont vers l’ile.
Nous arrivons parmi les premiers et prenons place avec 4 autres dans une
embarcation qui devra quand même affronter de
bonnes vagues pour se rendre au parc; il faut croirem que l’attrait monétaire de la cisite des gros bateaux avait diminué la hauteur des vagues! Arrivés, après un court sentier parcouru par des singes chapardeurs, nous montons dans une très petite barque
poussée par un gondolier et pénétrons dans la caverne. Incroyable ces eaux bleutées qui se reflètent sur les parois et le plafond au début.
Mais la seule lumière, outre celle provenant de l’entrée, est celle des lampes frontales des gondoliers qui éclairent les formation rocheuses au fur et à mesure du trajet de
1,8 kilomètres. Après 300 mètres, l’obscurité est absolue sauf celle de la lampe frontale de notre gondolier oú des rares gondoles que nous croisons en retour. Le silence est de rigueur et seul le faible bruit de l’eau sur notre esquif peut être entendu; pour les photos sans flash à la lumière des lampes frontales des gondoliers, c’est difficile.. Une des grandes merveilles que nous a réservées ce voyage. Et sans notre agence et son organisation, nous n’aurions pu en profiter.
Le lendemain, debout à 04 :30, nous retournons à El Nido où nous arriverons un peu avant 10 heures pour prendre un long traversier vers Coron, car Philippines Airlines a cessé tous ses vols Puerto-Princesa sans réel préavis (une chance que nous avions une agence) . Nous attendons assis dans des sièges déguinglés sous un toit de tôle et une température de 35C. Mais j’apprendrai à cette occasion qu’il faut se méfier des départs très tôt « au cas où » et j’en profiterai pour négocier ces départs ultérieurement.
Il y a une foule de gens et lorsque 2 :30 heures plus tard on appelle pour
l’embarquement et la sécurité, nous sommes relégués vers la queue, même si nous étions arrivés les premiers, par des gens beaucoup plus jeunes et costauds que nous, malgré la priorité théorique aux familles avec jeunes enfants et aux « seniors » ; j’avais l’impression d’être revenu à nos temps de Back Packers dans la cinquantaine aux Indes ou en Afrique, mais sans aucune nostalgie de cette époque sinon de la forme que nous avions alors. (Et nous nous rappelions les courses sur le tarmac avec nos valises pour un siège pas trop inconfortable sur un vol Air Asia.) Ici, nous avançons péniblement avec nos bagages lorsque survient un jeune en uniforme qui saisit deux de nos valises, nous fait signe de le suivre, nous fait passer par-dessus tous les autres, nous fait traverser la sécurité en un éclair et nous asseoit dans une zone réservée aux familles et aux « vieux ». D’accord, au nombre que nous sommes les « baby boomers » ici, ne comptons pas trop sur cette priorité…
Et on nous a donné de très bonnes places dans le navire, même si les sièges étaient horribles et la traversée de 5 heures fort longue, mais peu secouée. L’arrivée se fit sous un coucher de soleil resplendissant. Et avec l’aide de notre coordonnatrice, nous avons eu une belle chambre avec vue à Coron malgré l’heure tardive de notre arrivée qui généralement fait en sorte qu’on nous attribue une des chambres « encore libres ».
Pour des photos supplémentaires de Puerto Princessa: PrincesaErrances
Et pour ceux qui le désireront, il y aura une dernière chronique sur nos deux dernières escales: les iles de Coron et Minduro

