NEGROS et SIQUIJOR
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Le dimanche 25 janvier, nous avons pris un vol achalandé mais rapide de Manille à Dumaguete, capiatale de l’ïle Negros , une des îles des Visayas du centre
des Philippines. Un chauffeur avait assuré notre trajet vers l’aéroport le matin, un autre est venu nous chercher pour nous emmener à notre hôtel « The Henry Resort » : charmant, dans la verdure, près de l’océan et avec de nombreux petits restos sympathiques. Jusqu’à date, sauf un soir d’hôtel drabe mais confortable, chauffeurs, logements et excursions sont au-delà de mes attentes. De loin, notre voyage le plus luxueux et le plus chargé, mais avec très peu de stress pour nous.
Le premier jour nous allons dans la petite île d’Apo pour y faire de la plongée (évidemment en apnée avec masque et palmes)
. La traversée de près de 30 minutes se fait dans une petite embarcation à balanciers typique des Philippines où les vents souvent assez forts pourraient faire chavirer une embarcation monocoque. Si l’aller fût calme, on s’est fait brasser beaucoup au retour.
Sur l’ile, un vieux (chez les pauvres gens, ils ont souvent l’air plus vieux que ce qu’ils sont; en réalité l’espérance de vie est de 65-67 ans chez les hommes et de 72-74
ans chez les femmes) nous prend en charge pour aller rejoindre à la nage, près du rivage, d’autres personnes qui tournent en rond avec leur masques; de grosses et petites tortues broutent les algues du fond, sans se soucier des nageurs environnants. Si le fond recèle différents types de coraux plutôt ordinaires où nagent de petits
poissons colorés, les tortues y sont les vedettes locales; mon vieil appareil photo sous-marin étant décédé lors de cette plongée, j’ai emprunté une photo « web » de ce que nous voyions alors. Malheureusement, j’ai un peu trop forcé pour suivre le guide rapide, et j’ai dû m’arrêter pour cause d’asthme. J’apprend lentement patience et humilité. Avant de revenir, nous avons eu droit à un repas beaucoup trop copieux.
Et le lendemain une longue randonnée à travers l’île de Siquijor, une île
jouxtant Dumaguete, mais plus calme, moins peuplée et plus « jardin » encore. Un peu comme Moorea en face dé Tahiti. Nous avons visité quelques chutes d’eau où les gens se baignent dans des bassins émeraudes. Un peu compliqué pour nous de nous vêtir et dévêtir de nos maillots pour le reste de notre visite, alors nous sommes demeurés « voyeurs ».
Mais nous sommes longuement mouillés les pieds dans un bassin alors qu’une foule de petits poissons venaient se nourrir de nos peaux mortes. Agréable…. Devant nous, un énorme figuier vieux de quelques siècles nous ombrageait.
Nous avons ensuite fortement apprécié la visite du
couvent de Lazi et de l’église St-Isidore qui y fait face avec sa vieille tour de garde comme on en
voit quelque fois, vestige de l’époque des guerres coloniales et des raids des corsaires et pirates. L’architecture du couvent est magnifique, même s’il contient un musée très ordinaire de vêtements sacerdotaux et autres artifices religieux. Il a été édifié fin XIXème et est très bien conservé.
Et lunch dans un resto surplombant un paysage impressionnant. Puis visite de deux plages supposément de sable blanc ; elles étaient blanches, mais le
corail mort sous-jacent était pénible pour les pieds. Nous sommes baignés dans la plus belle, agréable et moins achalandée des deux. Puis Dennis, notre
chauffeur-guide local parfait jusqu’alors, est devenu tricheur. Il nous a emmené voir une guérisseuse traditionnelle (sa voisine !) qui a démontré son savoir-faire sur Marie. Mais il y avait une facture non prévue que nous avons remboursée à même le pourboire qu’il aurait dû recevoir. Seulement un peu désagréable, mais rien de terrible, sinon que Marie n’a pas réellement profité du pseudo savoir-faire de ladite guérisseuse pour son mal de tête. À notre chambre, les Tylenol furent plus efficaces.
Si vous désirez voir d’autres photos de Dumaguete (Negros) et Siquijor: DumagueteErrances
BOHOL et PULONG
Tout d’abord le ferry en classe Business ; confortable, même s’il ventait beaucoup et
que cela brassait un peu. Arrivée à Bohol, mais transfert dans la petite île de Panglao reliēe par un pont et où se
situent les plages et les hôtels et restos touristiques. Nous sommes bien logés dans un Best Western qui donne sur une petite plage de sable. Le quartier est très touristique, mais très animé ; de la musique et des petits orchestres partout, souvent avec des nouveautés comme « YMCA » ! Réellement sympathique.
Mais les réelles attractions sont sur l’île principale de Bohol qui nous réservera une de
nos belles sorties avec Vigan, la Cordillère et Siquijor. Après deux heures de route dans une mini-van prévue
pour une dizaine de personnes, mais où Marie et moi trônions seuls, nous sommes arrivés aux Chocolate Hills ainsi nommées pour la
couleur qu’elles prennent à la saison chaude. Un peu irréelles que ces collines arrondies et formées par l’accumulation de coquillages dans les mers d’il y a des millions d’années. Beaucoup de touristes, mais cela se gérait. Très impressionnant.
Puis nous sommes allés dans un site de préservation des « tarsiers », les plus petits
des primates. De la grosseur de mon poing fort modeste, de
gros yeux globuleux sans paupières et une tête qui peut tourner à 180 degrés vers l’arrière, comme les hiboux. Ils sont nocturnes et se nourrissent d’insectes. Ils pullulaient jadis, mais ils sont désormais en grand danger d’extinction. Une belle « rencontre » de voyage…
Ensuite, ce fut une ballade en bateau sur le bien nommé « Rio Verde » avec un très bon
repas. C’est une attraction très courue et
pour laquelle notre guide-chauffeur a réussi à abréger un peu notre temps d’attente en nous permettant de compléter une table de jeunes chinoises au lieu d’attendre sagement que notre numéro soit
annoncé (notre âge l’aidait cependant). C’est une très belle rivière bordée de bambous et de palmiers. À la fin, nous avions droit de visiter un village tribal directement tiré du manège Jungle River de Disneyland, avec des figurants provenant d’une tribu voisine semble-t-il. Et nos jeunes chinoises d’aller se faire tirer le portrait avec des figurants cannibales devant un grosse hutte en forme de crâne. Mais la ballade sur la rivière était envoûtante et le repas délicieux.
Puis une visite d’un jardin de papillons que Marie a mieux apprécié que moi, un
peu déçu de la présentation générale, même si quelques exemplaires semblaient plus remarquables.
Le dernier jour fût consacré à des lieux supposément touristiques de Pandgao ; je
retiens une grotte avec étang
baignable, mais fort quelconque pour le reste. Une visite de la plus belle plage de l’ile, entourée de grands hôtels 5 étoiles, et surtout de la très belle église St-Augustin avec sa vieille tour ; l’église actuelle date du XIXème, malgré les prétentions de quelques siècle antérieurs, référant à la première église victime d’un tremblement de terre et quelques fois reconstruite. Mais s’il y a peu à voir à Panglao, la ville est certes pleine de touristes, mais animée et sympa.
Mais notre visite de Bohol fût parmi les grands moments de ce voyage.
Si vous désirez voir quelques photos supplémentaires: BOHOL PULONGERRANCES
CEBU
Cebu est probablement l’ile la plus prospère des Philippines avec un très gros port à Cibu City. Notre hôtel Était situé dans le centre moderne, adjacent à un joli centre
d’achat « AYOLA » avec plein de petits restaurants agréables et délicieux dont nous avons profités lors de nos deux soupers. Les soupers étant à nos frais, nous évitons les grosses et dispendieuses salles à manger de nos hôtels 4 étoiles (mais profitons à plein des petits déjeuners très copieux).
Pour le reste, une très longue route pour Oslob (lever à 4:00 am) où nous pouvions nager avec des requins baleines; mon rêve de côtoyer ces gros poissons placides. Un peu difficile de se
rendre aux barques et ensuite d’aller dans l’eau, d’autant plus que notre chauffêur, gentil mais incompétent, avait un peu mélangé les choses. Mais dans l’eau, non seulement ai-je pu les voir et nager avec, mais il y a en même un ( un petit d’environ trois mètres) qui est venu me caresser le dos avec sa queue. Mais je dois avouer que ce requin était dirigé parmi les nageurs avec de la nourriture qu’on lui lançait d’une petit barque ! Notre ami Eédouard Kravitz nous a aussi parlé d’un endroit à CEBU où on nageait avec des bancs de sardines; nous n’avions pas le temps de faire les deux.
Puis visite d’une petit île avec une belle plage, mais sans attrait particulier. Et un long r
etour sans les visites d’églises et autres monuments prévus, notre jeune chauffeur n’en ayant pas été informé. Je profite du peu de choses à dire au sujet de Cebu ( finalement peu de marques du terrible typhon de cet automne), pour vous parler de la circulation. Sauf parfois à Manille et Cebu City, oubliez feux de circulation, ronds points et stops malgré une circulation infernale de camions, bus, vans, autos, rickshaws et motos…. Il existe certes une certaine priorité au plus gros, mais elle ne s’applique pas systématiquement. Les chauffeurs slaloment, et c’est généralement lent, très lent. Mais en deux semaines de circulation dans le pays, je n’ai vu le moindre petit accrochage même si tout le monde se frôle de près. Et peu de klaxons (plus souvent d’avertissement, rarement d’impatience). Cools ces Philippins !
Mais quant à moi, on peut passer outre CEBU. Mais je vous présente ci-dessous une photo d’un petit requin-baleine, prise sur le web,qui ressemblait fort à celui qui m’a frôlé avec sa queue.
BORACAY (La plage des Philippines)
(PRONONCER BORACAIL)
Déçus à notre arrivéei, nous sommes logés dans bel hôtel sur la plage, mais notre
« superior room» n’a aucune vue autre que le mur de la chambre d’en face. Nous avons en fait essayé de modifier les choses, mais c’est plein partout et la seule offre que nous avons eu était de 1,300$ pour 4 nuits. On a vécu avec, mais comme nous nous levons et couchons avec le soleil, on s’y fait. Boracay étant la Mecque du tourisme philippin, il y a du monde; mais c’est toujours propre en il n’y a toujours pas de harcèlement.
Pour le reste, l’endroit est agréable et vivant. La grande plage de White Beach, toute en
sable doux très blanc, est bordée d’une double rangée de magnifiques palmiers, derrière lesquels se dressent des édifice d’une hauteur maximale de trois étages. En fait, une des plus belles plages que nous ayons vues. Mais nous n’avons vu ni Cuba, ni la République Dominicaine, et sauf St-Augustine et Cape Cod, nous en fréquentons peu. Mais les gens sont toujours très gentils et aidant ici…
Le premier matin, un guide coordonnateur vient nous chercher à l’hôtel et nous
amène en rickshaw jusqu’à un lieu d’où partent toutes les excursions. Sa présence et notre âge, vénérable ici, font que nous passons prioritairement comme d’habitude. Mes 77 ans impressionnent, car personne ou presque ne vit si vieux et que je n’ai pas encore l’air d’un mourant ! Et je comprends maintenant le rôle des coordonnateurs du voyage; ce coordonnateur est un travailleur autonome auquel l’agence Asia Odyssey Travel, avec qui j’ai fait affaire, octroie un montant pour qu’il prenne en charge les excursions et transports qu’on nous a promis pour Boracay. Il choisit donc une embarcation et son personnel, qu’il connaît et avec qui il négocie pas très durement un prix.
L’excursion est très agréable même si le midi nous n’avons pu nous rendre à l’île oú se
situait le plus beau site de plongée à cause de forts vents qui créaient d’énormes vagues et secouaient durement le
bateau; nous n’avons certes pas protesté, ne voulant pas partager le sort des passagers du récent traversier philippin qui a chaviré. Les sites où nous avons plongé étaient donc assez ordinaires, même si le premier recélait beaucoup de petits poissons, et le deuxième de beaux coraux. Les 2 membres de l’équipage de ce petit bateau à balancier
étaient très aidants, et ils ont dû en conséquence partager leur rémunération avec un chauffeur de rickshaw pour qu’on puisse se rendre au lieu prévu pour le lunch, preuve que la décision de ne pas se rendre au lieu de plongée était justifiée. Plus de conscience professionnelle qu’un batelier de Percé il y a quelques années !
Puis en fin d’après-midi, presqu’au « sunset », nous nous sommes baladés à toute
vitesse sur un petit voilier à balancier qu’on nomme ici des «
parawsail ». Marie avait craint un parachute tiré par un bateau moteur nommé « parasail ». Magnifique, envoûtante cette navigation silencieuse sous la lumière dorée du soleil de fin d’après-midi.
Les deux jours suivants ont été consacrés à la plage
magnifique de White Sand en face
de notre hôtel. Rien à faire sinon se faire bronzer en lisant pour ne pas mourir idiots et se baigner dans une eau tiède à souhait. Et le soir, courir petits restos et cafés sur le petit sentier ensablé de la plage parmi une foule animée.
Nous quittons pour l’ile de Palawan dont nous commençons la visite par El Nido. Le départ de BARACAY, toujours aussi animé commence par un rickshaw qui vient nous chercher à notre hôtel accompagné d’une guide qui nous guidera ensuite ä travers les dédales du port débordant de petits bateaux qui relie BARACAY à la grande île de Panguay où se situe l’aéroport. C’est l’embarquement et le débarquement de ces petits traversiers sur des passerelles étroites ballottées par les vagues Du sport le matin à 6 :00 am !…. Et sur la grande île, un autre transport pour l’aéroport. Merci à l’agence de notre voyage, car sans les guides et chauffeurs qui nous spécifiquement affectés, jamais nous n’arriverions à soutenir le rythme de ce voyage. En outre, avec aisance….
Pour quelques photos de Boracay: BoracayErrances
Je vous reviens prochainement, si vous le désirez, avec la fin de notre périple: Palawan, Coron et Mindoro
