LES PHILIPPINES 2026: MALHEUREUSEMENT, LE TERME DE CE PÉRIPLE…

CORON (Palawan)

Bel hôtel avec trois piscines et une grande chambre avec vue ; petit déjeuner passable, mais sous la moyenne. Malgré la vue sur la mer, nous avons devant nous un exemple déplorable de la corruption de ce gouvernement. Une entreprise a entrepris de faire du remplissage sur une énorme proportion du bord de mer avec un projet illégal quelconque qui fut stoppé après plusieurs mois, et dont les responsables ont encouru des amendes très faibles. Mais ce remplissage avec de la terre inculte est demeuré sur place et a défiguré le bord de mer. Il faut donc éviter de contempler le rivage lorsqu’on regarde la mer de notre hôtel.

Première journée, départ à 08:30 pour des sites de plongée en apnée plutôt quelconques selon Marie qui a dû assumer seule la prestation, car malgré deux essais à une heure d’intervalle, l’asthme m’a empêché de participer. Certes, le résultat de la fatigue de la veille. Mais aussi un rappel douloureux de mon « âge ». Lunch copieux préparé par l’équipage du bateau qui nous transporte ; même si nous mangeons peu, sauf un délicieux poisson grillé, l’équipage et notre guide se font un plaisir d’avaler ce qui reste.

Souper en ville en voyageant en « tricycal », soit le side-car philippin ; quelques kilomètres pour 1,30$CAN. Resto thaï quelconque, mais populaire et animé. Cependant, l’expresso était difficile à trouver..

Deuxième journée, répétition de la veille en d’autres lieux ; mais je peux en profiter et un des sites était parmi les beaux que nous ayons vus, évidemment sauf en mer rouge. Les coraux étaient splendides et les poissons très diversifiés. Puis ce fût encore la plongée, mais au-dessus d’une épave japonaise de la dernière guerre : assez quelconque. Après un lunch agrémenté de deux poissons grillés délicieux, nous nous sommes rendus dans un lac enclavé dans des falaises bordant l’océan, mélange d’eau douce et d’un peu d’eau salée : la densité pour la flottaison était nettement du type « eau douce ». Mais le paysage était extraordinaire : un petit lac émeraude entouré de falaises qui étaient aussi très belles à contempler sous l’eau.

Une troisième journée avec une brève visite de la ville très quelconque. Cela commençait par une grimpette de 720 marches pour aller contempler un panorama ; nous avons décliné à 35C en plein soleil, car nous verrons ce paysage à notre départ en avion. Aussi trempette dans des sources d’eau chaude fort quelconques. Nous nous sommes un peu amusés des réponses de notre jeune guide Rodriguo lors de la visite d’une église. Alors que nous lui demandions le nom de la statue d’une madone qu’on voit souvent ici; il pense une nous lui demandons le nom de l’enfant qu’elle porte et nous dit que c’est St Augustin , le patron de l’église. Évidemment, c’est l’enfant Jésus et non le vieux théologien Augustin. Puis nous lui demandons si les gens fréquentent beaucoup les églises de ce pays très catholique ; il nous dit qu’il n’est pas certain mais que probablement. Mais on finit par savoir que lui ni va pas…. Pour le reste, une visite de ville décevante.

Le jour suivant, long voyage dans un bateau que notre guide a choisi rapide. Première plongée sur une épave japonaise de la dernière guerre qui était mieux que celle que  nous avions visitée il y a deux jours. Une seconde épave s’avérera merveilleuse, près de la surface, et garnie de coraux de couleurs et peuplée de poissons. Notre dernière plongée nous amènera sur de magnifiques récifs de coraux, les plus beaux que nous ayons vus depuis l’incomparable Sharmalcheik. Magnifique… Et dîner sur une jolie plage avec un repas de poisson grillé et de moules fumées. Une de nos plus belles journées, même si le retour fût un peu secoué avec de forts vents de face.

Notre dernière journée à Coron fût un peu plus ordinaire. Une visite dans un parc safari oú paissent des girafes et des zèbre qu’on peut nourrir, mais c’est tout. Et malgré nos réticences, notre guide nous amène manger à 10:30, alors que nous n’avons pas terminé de digérer notre copieux déjeuner. L’endroit est beau, et nous aurions aimé qu’ils inversent les activités avec la ballade en bateau sur une magnifique plage d’une île proche. Mais rien à faire, et ce sont le guide et son copain chauffeur qui ont profité du dîner qui semblait par ailleurs succulent. Et une longue ballade secouée en bateau pour une demi-heure de plage, certes magnifique, mais quand même une autre plage. Notre jeune guide était strict, et même si nous avions déjà payé et que nous étions ses seuls clients, il n’a pas voulu déroger à son horaire ; dommage pour lui, car les jeunes des colonies de vacances sont moins portés sur les pourboires pour leurs moniteurs.

Dans l’ensemble, Coron vaut le détour: de magnifiques paysages, quelques restos agréables et une certaine animation, quoique  beaucoup moindre qu’à Boracay.

Le lendemain, nous prenons l’avion pour une nuit à Manille, avant le traversier pour Puerto Galéra et notre dernière étape en autonomes, sans notre merveilleuse agence. Pour d’autres photos de Coron: ErrancesCoron

PUERTO GALERA (MINDORO)

En fait notre agence s’est occupé du transport jusqu’a notre hôtel à Puerto Galera. Nous avons dû faire escale à Manille à cause de l’imprésivisibilité de Philippines Airways; nous risquions de manquer le traversier pour Mindoro.

Le voyage de Manille au port de Batangas, le traversier et ensuite à notre hôtel à Puerto Galera s’effectue facilement, même s’il est un peu long. En premier, l’agence de transport en voiture nous avait fixé le départ de Manille à 7 :00 am sous prétexte que le voyage vers le port de Batangas était long ; après vérification Google et autres, il s’avère que le trajet demandé entre 1,30 et 2,00 heures. Je proteste, car cela veut dire près de 5 heures d’attente pour prendre notre traversier de 12 :45 pm. Ali, notre coordonnatrice, me met en contact avec le voiturier, et finalement on négocie pour un départ à 9 :00 am. Notre attente sera réduite donc de 5,00 heures à 1,15 heure, mais puisqu’il faut s’enregistrer une heure avant le départ, notre attente indue fût de 15 minutes.

Arrivés à notre hôtel plus modeste que dans mes souvenirs, même si la chambre est conforme à ce que j’avais choisi, et la vue extraordinaire. Tout d’abord, il faut descendre un interminable et abrupt escalier de béton le long de l’hôtel qui débute au-dessus du toit de l’hôtel pour se terminer sur la plage ; heureusement, des jeunes ont descendu nos valises, car j’y aurais mis une couple d’heures avec plein de ventolin . Marie n’avait pas remarqué les détails de la chambre lorsque je lui avais montré ma réservation ; sa déception fût grande, surtout que depuis le début du voyage nous avions eu des hôtels et chambres nettement au-dessus de nos normes habituelles (sauf deux exceptions).

Un peu perdus dans nos horaires, nous allons dîner à 16 :30 ; alors , nous n’avons plus faim et sautons le souper. Et la nuit fût pénible, car il y avait une musique horrible et tonitruante qui me tint réveillé très tard (ou très tôt, selon); mais ce sera la seule de notre séjour. Et Marie qui, ayant très bien dormi en voiture et sur le traversier, a donc dû se contenter de lire pendant tout ce temps. Une journée de flânage et de repos a suivi pendant la première journée. Les gens ici sont sympathiques, ouverts et absolument pas obséquieux ; les contacts sont très faciles, et souvent teintés d’humour.

Mais les touristes asiatiques (philippins oú coréens pour la majorité) partagent un même sports national : le selfie. Les jeunes, hommes ou femmes (même si ces dernières supplantent les hommes), passent le plus clair de leur temps à se photographier avec un cellulaire fixé à un support. Un peu malades…. Encore plus malades ces occidentaux croulants se déambulant avec de jeunes philippines ; ils ne sont pas malades, ils sont dégoutants lorsqu’on les voit accompagnés de leurs jeunes filles louées pour leur plaisir.

Nous demandons des informations et planifions un peu notre séjour.
Un peu de repos à notre hôtel dont la vue est superbe, de la baignade sur la plage et quelques excursons.  Nous irons faire de la plongée sur les récifs coraliens réputés de la région.  Notre guide-pilote semble assez jeune, mai sil nous affirme avoir plus de 22 ans !  Si la première plongée nous offres des coraux et poissons splendides, la deuxième est un peu décevante; le courant étant assez fort et la volonté de préserver le récifs évidente, nous devons nous accrocher à une corde tendue entre le bateau et un flotteur et nous laisser ainsi tirer au-dessus du récif à une asez grande vitesse.  Pas très confortable, et on voit peu et très vite…  mais toutes les embarcations procédaient de la même façon.  Finalement, cette excursion a marqué la fin de nos plongées: nous en avions eu notre part…

Mais nous sommes allés deux fois en excursion à un village autochtone Mangyan réellement habité situé à un peu plus de 5 kilomètres de notre hôtel; pour s’y rendre, nous hélions un « tricycal » qui nous y menait pour environ 1,30$CAN.  À l’entrée du village, une guérite nous accueillait avec un ou deux guides prêts à nous accompagner, que nous allions aux chutes Talipanan un peu plus loin ou visiter le vllage plus près.

À notre première visite, nous optons évidemment pour le village et nous bénéficions des services d’un guide qui vivait dans un village Mangyan voisin mais qui parlait très bien l’anglais.  Nous passons tout d’abord devant les fabriques et étalages de produits artisanaux; comme partout, beaucoup de gentillesse et aucun harcèlement.  Évidemment Marie en a profité pour encourager l’artisanat local.  Puis nous nous promenons à travers les huttes en bambou et toit de chaume.   De la pauvreté, mais beaucoup de dignité et de la propreté; quelques femmes, des enfants partout, mais pas ou peu d’hommes.  Ils sont aussi très fiers (et reconnaissants) d’un gros canal d’évacuation des eaux récemment construit par le gouvernement pour éviter les crues soudaines des orages tropicaux et ouragans dévastateurs.  Nous visitons aussi l’école où quelques enfants jouent au basket ou parlottent dans une classe.  Évidemment, la contribution habituelle et prévue, mais toujours avec une demande gentille de contribution.

Nous reviendrons deux jours plus tard, mais cette fois pour nous rendre (avec un guide comme toujours) aux chutes Talipanan.  Ils nous ont parlé de 20 minutes aller-retour; ce fût plus d’une heure d’un sentier assez tourmenté et qui demandait presque de l’escalade dans sa dernière partie.  Malheureusement, Marie a dû s’arrêter après s’être quelque peu amoché un genou dans les mouvements d’ascension.   La chute était très ordinaire, mais la balade agréable malgré tout dans la forêt.  Et nous avons pu repasser par le village Mangyan.

Le lendemain nous avons repris taxi, traversier pour Batangs et encore taxi (trajet de près de deux heures) pour nous rendre à l’aéroport de Manille où nous avons dormi dans un hôtel à proximité.  Et le long retour à Montréal par San Francisco, Washington.  Un magnifique voyage, merveilleusement organisé, dans un superbe pays avec des gens charmants et courtois.  D’ailleurs, pour les jeunes femmes qui veulent voyager seules sans se faire sans cesse harceler, cela me semble une destination  idéale…

Pour d’autres photos de Pueto Galera (Mindoro): ErrancesMindoro

À la prochaine qui sera comme à chaque fois notre « meilleure » !

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